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Brillance du vieil or - L'imposant Semperoper de Dresde compte sans aucun doute parmi les plus belles maisons mères qu'un orchestre puisse souhaiter. Il est réjouissant de constater que la Florence saxonne sur l'Elbe envoie régulièrement son orchestre de pointe, fondé en 1548 et dont Herbert von Karajan vantait "l'éclat du vieil or", sur d'autres scènes de concert renommées. Ainsi, le cycle de concerts Albert Freiburg (Salle de concerts Fribourg) s'ouvre avec
l'une des formations les plus traditionnelles du monde. Daniele Gatti, chef principal de la Sächsische Staatskapelle de Dresde depuis la saison 2024/25, s'est déjà retrouvé pour la première fois au pupitre de l'orchestre en 2000, à l'invitation de Giuseppe Sinopolis et également avec de la musique de Johannes Brahms. Alors que la première symphonie de ce dernier a dû se frayer péniblement un chemin pendant de nombreuses années, la deuxième a été achevée en quelques mois seulement. Pastorale et langoureuse, dansante et profonde, elle reste aujourd'hui encore la favorite incontestée du public parmi les œuvres symphoniques de Brahms.
Auparavant, on entendra le Concerto pour violon de Ludwig van Beethoven de 1806, une œuvre sans le caractère pionnier de laquelle le futur concerto pour violon de Brahms ne serait guère concevable. La créativité débordante de Beethoven exigeait des formes qui non seulement défiaient les habitudes d'écoute de son époque, mais les dépassaient aussi parfois. Les dimensions du concerto montrent déjà clairement que le violon solo ne joue pas ici un rôle décoratif, mais qu'il affirme sa voix d'égal à égal, au-delà des dimensions d'une véritable symphonie. Cette œuvre trouve en le violoniste vedette Augustin Hadelich un interprète idéal. Avec "l'assurance d'un changeur de rêve qui ne fait que sourire aux difficultés" (Neue Zürcher Zeitung), cet Américain d'adoption aux racines allemandes, qui a grandi en Toscane, affronte chaque écueil technique, même le plus délicat, avec une sérénité souveraine.
Programme :
Beethoven, Concerto pour violon en ré majeur op. 61
Brahms, Symphonie n° 2 en ré majeur op. 73
Distribution :
Augustin Hadelich, violon
Daniele Gatti, chef d'orchestre
Orchestre national de Saxe de Dresde
EUR 135,- / 123,- / 103,- / 76,- / 57,- frais inclus.
En abonnement : EUR 106,50 / 102,20 / 87,70 / 64,90 / 49,90
Daniele Gatti | Photo © Anne Dokter
Augustin Hadelich | Photo © Luca Valenta